
A LOIKAW, dans l’état Kayah (Est de la Birmanie), l’un des états les plus pauvres de Birmanie et en rébellion latente contre le gouvernement, beaucoup de familles vivent dans la misère.
Les emplois sont rares et quand les pères de famille ne trouvent pas d’emplois comme ouvriers agricoles (gagnant 1,50 € par jour), ils quittent femmes et enfants pour aller travailler dans les mines de pierre où les conditions sont très rudes et les emplois peu stables. Nombreux sont ceux qui se laissent également tenter par l’argent facile (croient-ils) en convoyant des cargaisons d’héroïne pour le compte de réseaux bien rodés. Quand ils se font prendre, ce sont eux qui sont jetés en prison.
Le travail forcé n’est pas rare à Loikaw : les groupes armés qui contrôlent l’économie locale depuis la fin de la rébellion forcent certains parents à travailler dans les plantations de pavot. La situation des familles se dégrade : l’inactivité, le manque d’éducation, et l’oppression augmentent la consommation d’alcool et de drogue tandis que, régulièrement, des famines surviennent. Malaria, tuberculose, maladies infectieuses (SIDA notamment) font des ravages et pourraient seules suffire à expliquer le fort taux de mortalité infantile dans la région.
Sœur Régina installée à Loikaw depuis 2 ans, veut venir en aide à 10 familles nombreuses et déchirées installées aux alentours de son foyer. Les enfants ne mangent qu’une fois par jour, et certains jours, ils se contentent de l’eau de cuisson du riz. Nous attendons 10 parrainages collectifs qui permettraient à Sœur Regina de leur offrir un repas équilibré par jour, notamment de la viande. Elle pourrait faire face également aux dépenses de santé nécessaires pour ces familles.