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mardi 29 décembre 2009
Anne-Madeleine, Bambou de choc
Par Jean-Matthieu Gautier le mardi 29 décembre 2009, 10:48 - Parole de Bambou
Volontaire Bambou en charge de l'animation du foyer des jeunes étudiants de Phnom Penh, Anne-Madeleine Rémusat était initialement partie pour une mission de volontariat d'un an au Vietnam en tant que coordinatrice de programme de parrainage. Cela fait maintenant trois ans qu'elle se trouve en Asie pour Enfants du Mékong. Dans une précédente note, Anne Madeleine nous avait décrit par le menu comment s'effectuait la sélection des étudiants du foyer EdM de Phnom Penh, elle nous explique ici les raisons qui l'ont amenée à repartir pour cette troisième année et sa mission au foyer des étudiants de Phnom Penh.
lundi 21 décembre 2009
Mme Sim, Responsable de programme à Paksane
Par Jean-Matthieu Gautier le lundi 21 décembre 2009, 10:53 - Parole de RP (Responsable de Programme)
Par Alice et Christophe Jeux, Volontaires Bambous au Laos
Mme Sim est laotienne et habite Paksane depuis toujours. Lors de sa formation d’oblate, elle est partie quelques années au Canada où elle a appris le français. Sa famille est assez aisée par rapport au niveau de vie lao mais elle a fait le choix d’aider les autres et de devenir oblate. A Paksane, tout le monde la connait et vient lui demander de l’aide en cas de besoin.
Depuis quelques années, elle a de fortes crises d’asthme et est atteinte par la maladie de Parkinson. Elle appréhende désormais les routes poussiéreuses et les changements de températures brutaux. Parfois elle fait le choix de ne pas se déplacer autant qu’avant pour préserver sa santé. Par exemple, lors de ma dernière visite, elle a décliné l’invitation à un baci* à Phonsay Thai (50 km de chez elle), ce qui lui a valu de nombreux coups de téléphone la suppliant de venir.
Mais son engagement auprès des plus pauvres ne s’en ressent pas. Avec l’aide d’EDM, elle s’occupe d’un foyer de filles ainsi que d’autres jeunes de Paksane et des environs, tous trop pauvres pour aller à l’école sans aide. Malgré ses difficultés, elle guide toujours les filles dans leurs études, parle un français académique et reste une responsable de programme très consciencieuse à l’écoute des besoins des habitants. Elle a encore présenté 8 nouveaux candidats « filleuls » depuis septembre dernier dont un étudiant. Grâce au comité de traduction de Vientiane, les filleuls du programme continuent à envoyer des lettres traduites en français.
Khop tjay kun me thao (Merci Grand-Mère!)
- Le baci est une cérémonie rituelle laotienne pour célébrer différents événements.
lundi 23 novembre 2009
Selection des étudiants du foyer d'étudiants EdM de Phnom Penh
Par Jean-Matthieu Gautier le lundi 23 novembre 2009, 10:42 - Parole de Bambou
Pour devenir étudiant d'Enfant du Mékong à Phnom Penh (logement, nourriture, frais de scolarité et activités diverses pris en charge par un parrain et l'association), les jeunes doivent d'abord passer toute une série d'obstacles !
Par Anne-Madeleine Rémusat, volontaire Bambou en charge de l'animation du foyer des jeunes étudiants de Phnom Penh
- avoir son bac avec de bonnes notes
- être sélectionné dans une bonne université reconnue de Phnom Penh
- passer l'examen d'Enfants du Mékong (celui là, on ne peut pas tricher, ni acheter les sujets à l'avance, ni acheter le correcteur...Il est beaucoup plus dur!)
-passer un entretien de motivation
- et enfin avoir la visite d'un travailleur social qui déterminera le niveau de pauvreté !
On a refusé, par exemple, un étudiant dont les parents avaient 3 motos, 2 portables et...une voiture !!! Ce qui est réservé aux riches, bien sûr !
Les demandes sont nombreuses, mais les foyers non extensibles !
lundi 02 novembre 2009
Stéphane Saunier, profession : engagé
Par Jean-Matthieu Gautier le lundi 02 novembre 2009, 16:30

Ancien volontaire Bambou, Stéphane Saunier cumule désormais les fonctions de responsable du volontariat et de responsable de l'Action Asie en France pour Enfants du Mékong. Il nous raconte son parcours.
Qu’as-tu gardé de ton année de Bambou en 2003-2004 ?
En fait mon année de Bambou aux Philippines (Coordination de programmes de parrainage sur l’île de Mindanao) s’est inscrite dans un contexte particulier : une volonté de rompre avec un rythme professionnel par trop soutenu et une activité qui ne me nourrissait plus… j’avais le profond désir de partir pour donner du temps gratuitement, et être au service de populations particulièrement touchées par le manque de tout… J’en suis revenu « rempli » de l’intérieur et peut-être même transformé de l’extérieur (le sourire philippin si contagieux...). A vrai dire, j’ai reçu énormément de ces populations, plus que je ne l’imaginais au départ !
vendredi 30 octobre 2009
Ils sont à parrainer ! avec 37 autres...
Par Jean-Matthieu Gautier le vendredi 30 octobre 2009, 10:08 - Parole de Bambou

Margaud et Ludo sont Volontaires Bambou au Cambodge depuis à peu près deux ans, respectivement responsable pédagogique et directeur du centre des étudiants Enfants du Mékong de Phnom Penh.
Ils tiennent régulièrement à jour un blog où il leur arrive de faire passer de petits messages... dont nous nous faisons le relais.
Ainsi, de cet appel au parrainage pour 4 étudiants cambodgiens donc vous trouverez le portrait ci-dessous.
Ils ont entre 17 et 22 ans et sont des miracles à eux tous seuls : au sein de familles pauvres d'agriculteurs sans éducation ni prétention intellectuelle, chacun a eu suffisamment de courage et de volonté pour étudier envers et contre tout, et arriver à ce but : décrocher le baccalauréat, réussir l'examen d'Enfants du Mékong et obtenir une bourse pour étudier à Phnom Penh à l'université.
Ces 41 jeunes qui arrivent à Phnom Penh en 1ère année ont tous de l'énergie à revendre, une soif d'apprendre qui ne tarira pas pendant 4 ans, et une curiosité intellectuelle à bluffer des générations d'étudiants français !
Ils sont tout neuf et l'image d'un puits sans fond, ils apprennent, ils apprennent, ils apprennent... dans un an, la majorité d'entre eux baragouinera un peu de français, saura bien se débrouiller en anglais, et surtout aura découvert les joies de la formation humaine, du développement personnel et de la construction de leur personnalité, au sein de leur foyer de vie et au Centre scolaire.
La transformation commence... grâce à vous, si vous le voulez bien ! Pour parrainer, il suffit d'envoyer un mail à Marie-Aude Barbé chez Enfants du Mékong à Asnières :
mabarbe@enfantsdumekong.com. Pour 39 euros par mois, vous pouvez aider un étudiant à prendre en main son futur.
vendredi 23 octobre 2009
10 parrains collectifs pour des familles de LOIKAW
Par Jean-Matthieu Gautier le vendredi 23 octobre 2009, 12:15 - Parole de RP (Responsable de Programme)

A LOIKAW, dans l’état Kayah (Est de la Birmanie), l’un des états les plus pauvres de Birmanie et en rébellion latente contre le gouvernement, beaucoup de familles vivent dans la misère.
Les emplois sont rares et quand les pères de famille ne trouvent pas d’emplois comme ouvriers agricoles (gagnant 1,50 € par jour), ils quittent femmes et enfants pour aller travailler dans les mines de pierre où les conditions sont très rudes et les emplois peu stables. Nombreux sont ceux qui se laissent également tenter par l’argent facile (croient-ils) en convoyant des cargaisons d’héroïne pour le compte de réseaux bien rodés. Quand ils se font prendre, ce sont eux qui sont jetés en prison.
Le travail forcé n’est pas rare à Loikaw : les groupes armés qui contrôlent l’économie locale depuis la fin de la rébellion forcent certains parents à travailler dans les plantations de pavot. La situation des familles se dégrade : l’inactivité, le manque d’éducation, et l’oppression augmentent la consommation d’alcool et de drogue tandis que, régulièrement, des famines surviennent. Malaria, tuberculose, maladies infectieuses (SIDA notamment) font des ravages et pourraient seules suffire à expliquer le fort taux de mortalité infantile dans la région.
Sœur Régina installée à Loikaw depuis 2 ans, veut venir en aide à 10 familles nombreuses et déchirées installées aux alentours de son foyer. Les enfants ne mangent qu’une fois par jour, et certains jours, ils se contentent de l’eau de cuisson du riz. Nous attendons 10 parrainages collectifs qui permettraient à Sœur Regina de leur offrir un repas équilibré par jour, notamment de la viande. Elle pourrait faire face également aux dépenses de santé nécessaires pour ces familles.
Aidez Sœur Regina à sortir ces familles de la misère !
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